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Montréal, le 30 avril 2010
LES BOURSES SCAM 2010 La SCAM , société de gestion collective qui défend le droit d'auteur et soutient le travail des auteurs reconduit, son programme de bourses à la création. Les Bourses SCAM visent à accompagner et soutenir un auteur à n'importe quelle étape de son projet de création, à la condition que ce projet –non scolaire- corresponde à un des répertoires de la SCAM (télévision, cinéma, radio). Les Bourses sont des aides ponctuelles, des «bougies d'allumage» qui permettent à un projet de franchir une étape particulière (conception, développement, réalisation, recherche de partenariat). Un budget annuel de 10 000 $ est alloué à l'octroi de Bourses (jusqu'à concurrence de 2 000 $ chacune). En 2009, la SCAM a accordé six Bourses. Le comité de sélection des projets est composé de trois auteurs dont un membre du Comité des auteurs et de deux membres SCAM . Les projets peuvent être soumis pendant toute l'année civile aux échéances indiquées dans la procédure de présentation d'une demande. Les Bourses sont octroyées dans les semaines suivant la décision, sans appel, du comité de sélection qui se réunit trimestriellement. Tout auteur canadien ou résident canadien reçu domicilié au Canada peut soumettre un projet. Pour tout renseignement complémentaire, consultez le site www.scam.ca - 30 - Source : Élisabeth SCHLITTLER
Monsieur Par
télécopieur (2 pages)
Monsieur le Premier Ministre, Une fois de plus, nous venons vous demander ce que fait votre gouvernement pour mettre fin à l'épreuve de notre membre Maziar Bahari emprisonné à Téhéran depuis des mois au seul motif qu'il tentait d'exercer son métier. Lors de la rencontre du G-20 de Pittsburgh, avez-vous demandé des comptes aux autorités iraniennes sur l'emprisonnement de ce ressortissant canadien ou vous êtes-vous contenté d'être absent pendant le discours du président iranien ? Le traitement réservé par votre gouvernement au cas de Maziar Bahari nous attriste et nous inquiète au plus haut point, nous démontrant que des citoyens canadiens traqués à l'étranger ne peuvent attendre aucun soutien de leur pays. Nous vous demandons d'agir, Monsieur le Premier Ministre, avant qu'il ne soit trop tard pour Maziar Bahari comme pour Zahra Kazemi . Veuillez croire, Monsieur le Premier Ministre, à l'expression de nos sentiments distingués.
Élisabeth SCHLITTLER
Denys ARCAND c.c.
Lawrence Cannon, Ministre des affaires étrangères ÉS/os
Monsieur Par télécopieur (2 pages)
Monsieur le Ministre, Comme toutes nos lettres des dernières semaines sont restées sans suite de votre part, il est difficile de ne pas attribuer votre silence à votre inertie dans le dossier de Maziar Bahari . Cette attitude pas vraiment surprenante de la part d'un gouvernement qui a démontré, à plusieurs occasions, son manque d'intérêt et de sensibilité à l'égard des questions concernant les droits humains et la culture, nous déçoit néanmoins terriblement. À ce jour, les seules nouvelles de Maziar Bahari depuis juin se résument à l'article paru dans La Presse de mardi dernier ci-joint qui décrit sa situation très inquiétante. Nous vous rappelons encore et continuerons de vous le rappeler jusqu'à ce que vous agissiez que Maziar Bahari est un ressortissant canadien, qu'il est détenu dans la prison où Zahra KAZEMI est morte des sévices qui lui ont été infligés et que c'est votre devoir d'entreprendre les démarches qui mèneront à sa libération. Les 1 200 auteurs canadiens membres de notre société, reçoivent systématiquement copie des lettres que nous vous adressons et en leur nom nous vous demandons d'agir avant qu'il ne soit trop tard pour notre collègue Maziar Bahari . Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, à l'expression de nos sentiments distingués.
Élisabeth SCHLITTLER
Denys ARCAND c.c. Stephen Harper, Premier Ministre ÉS/os Monsieur Par télécopieur (2 pages) Monsieur le Ministre, Une fois de plus, nous vous rappelons les différents courriers que nous vous avons adressés depuis deux mois vous demandant d'intervenir auprès des autorités iraniennes pour qu'elles libèrent notre membre Maziar Bahari arrêté alors qu'il couvrait les élections présidentielles et détenu depuis dans une prison de Téhéran . L'attitude du gouvernement iranien à l'égard des auteurs, des réalisateurs, des journalistes à qui il veut imposer le silence est révoltante et votre immobilisme s'en fait complice. Depuis le début de cette malheureuse affaire, nous n'avons observé aucune volonté de votre part de régler la situation de Maziar Bahari . Vous semblez avoir oublié ce qui est arrivé à Madame Zahra KAZEMI dans une prison iranienne en 2003 où elle a subi les pires sévices avant d'en mourir. En n'agissant pas, c'est ce à quoi vous exposez Maziar Bahari . Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, à l'expression de nos sentiments distingués.
Élisabeth SCHLITTLER
Denys ARCAND c.c. Stephen Harper, Premier Ministre ÉS/os Monsieur Par télécopieur (2 pages) Monsieur le Ministre, Depuis un mois, nous vous avons écrit à plusieurs reprises ainsi qu'au Premier Ministre, Stephen Harper, pour vous demander d'intervenir auprès des autorités iraniennes pour qu'elles libèrent Maziar Bahari , un auteur membre de notre société. Votre silence persistant nous laisse croire que vous n'avez encore entrepris aucune démarche pour obtenir la libération de Maziar Bahari qui croupit dans une prison iranienne depuis juin dernier. Votre manque manifeste d'intérêt à l'égard d'un citoyen canadien détenu à l'étranger est choquant et indigne du gouvernement d'un pays qui affirme être un défenseur de la protection des droits de la personne et de l'avancement des valeurs démocratiques. Vous devez agir, en prenant tous les moyens dont vous disposez pour que Maziar Bahari soit libéré avant qu'il ne soit trop tard. Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, à l'expression de nos sentiments distingués.
Élisabeth SCHLITTLER
Denys ARCAND c.c. Stephen Harper, Premier Ministre ÉS/os
Monsieur
Par télécopieur (3 pages) Monsieur le Premier Ministre, Nous avons reçu votre lettre du 20 juillet dernier par laquelle vous nous assuriez que l'honorable Lawrence Cannon accorderait toute son attention à nos préoccupations. Or, depuis que nous l'avons contacté au début du mois, Monsieur Cannon ne s'est pas encore manifesté, ce qui nous fait douter de l'intérêt qu'il porte à la situation de Maziar BAHARI , détenu depuis juin dernier dans une prison iranienne. Pour votre information, nous joignons à la présente, une copie de la lettre que nous avons adressée à l'ambassade d'Iran avec copie à Amnistie Internationale et Reporters sans frontières, qui ont aussi reçu une copie de toutes les lettres que nous avons envoyées à votre gouvernement au sujet de l'emprisonnement de Maziar BAHARI . Nous vous réitérons notre demande d'intervenir auprès des autorités iraniennes afin d'exiger qu'elles libèrent Maziar BAHARI. Nous vous prions de croire, Monsieur le Premier Ministre, à l'expression de nos sentiments distingués.
Élisabeth SCHLITTLER
Denys ARCAND c.c. Lawrence Cannon, ministre des affaires étrangères ÉS/ig p.j.
AMBASSADE D'IRAN
By Fax (7 pages) Sir, Attached are copies of the letters we sent to the representatives of the Canadian Government asking them to demand that the Iranian authorities release Mr. Maziar BAHARI , writer, director and member of our society. In the name of the 60 000 authors members of the SCAM and the SACD, we demand that you free Maziar BAHARI who was arrested in Teheran last June. Yours sincerely.
Élisabeth SCHLITTLER
Denys ARCAND Copies : Stephen Harper, Premier Ministre ÉS/ig p.j.
Monsieur Par télécopieur (2 pages) Monsieur le Ministre, Il y a une semaine, nous vous avons demandé d'intervenir fermement auprès des autorités iraniennes pour exiger qu'elles libèrent Maziar Bahari . Arrêté le 21 juin, la détention de Maziar Bahari se prolonge et nous préoccupe au plus haut point car nous sommes sans nouvelles de lui depuis son arrestation. Qu'a fait le Gouvernement canadien jusqu'ici pour obtenir la libération de notre collègue qui exerçait son métier lorsqu'il a été arrêté? De toute évidence, les gestes que vous avez posés n'ont pas suffi puisque Maziar Bahari est encore incarcéré dans les prisons iraniennes. Nous vous redemandons instamment de vous occuper prioritairement et personnellement du sort de Maziar Bahari et de faire tout ce que vous pouvez afin qu'il soit libéré avant qu'il ne soit trop tard pour notre collègue et votre gouvernement. Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, à l'expression de nos sentiments distingués.
Élisabeth SCHLITTLER
Denys ARCAND c.c. Stephen Harper, Premier Ministre
Monsieur Par télécopieur (2 pages) Monsieur le Ministre, La Société Civile des Auteurs Multimédia représente plus de 23 000 auteurs, scénaristes, réalisateurs de documentaires dont Monsieur Maziar Bahari qui a été arrêté en Iran alors qu'il couvrait les élections présidentielles. Au nom des membres de la Société Civile des Auteurs Multimédia et de la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques , nous vous demandons d'intervenir fermement auprès des autorités iraniennes et d'exiger la libération immédiate de Maziar Bahari qui a été arrêté parce qu'il exerçait son métier de journaliste. En cette période particulièrement troublée en Iran, on tente de museler les auteurs, journalistes, cinéastes nationaux et étrangers par l'intimidation et la détention. Le Canada doit démontrer sa solidarité et son soutien à leur égard en exerçant les pressions nécessaires afin qu'on les relâche et pour qu'ils puissent s'exprimer sans menace de sanctions. Nous comptons sur votre intervention et celle de votre Gouvernement pour que notre collègue Maziar Bahari et tous les autres auteurs détenus depuis les élections de juin soient libérés immédiatement par les autorités iraniennes. Nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, à l'expression de nos sentiments distingués.
Élisabeth SCHLITTLER
Denys ARCAND c.c. Stephen Harper, Premier Ministre
Monsieur Par
télécopieur (2 pages) Monsieur le Ministre, Le refus de votre gouvernement d'aider Radio-Canada à traverser une période économique difficile nous déçoit profondément et démontre à quel point vous sous-estimez l'importance de cette chaîne publique pour la société canadienne et québécoise. La télévision publique joue un rôle essentiel dans le système canadien de radiodiffusion et il appartient au gouvernement de préserver l'équilibre entre les chaînes publiques et privées afin de garantir la diversité des fenêtres de diffusion au public canadien. Vous semblez ignorer que ce sont très souvent les radiodiffuseurs publics qui ont osé investir dans les nouvelles formes d'expression créées par des auteurs audacieux et qui ont pris le risque de diffuser des émissions originales qui reflètent l'identité canadienne et québécoise. L'apport de Radio-Canada à l'expression francophone et anglophone est indéniable, notamment dans sa programmation de dramatiques de qualité. Des séries comme Les filles de Caleb, L'ombre de l'épervier, Les orphelins de Duplessis, Chartrand et Simonne, Omertà ont captivé les téléspectateurs québécois tout en contribuant à l'enrichissement du patrimoine culturel. Plus récemment, des séries comme Grande Ourse, Les hauts et les bas de Sophie Paquin, Tout sur moi ont été regardées par des millions de téléspectateurs au Québec et pour certaines d'entre elles à l'étranger contribuant ainsi à mieux faire connaître le Canada et le Québec. À la diffusion télévisuelle des dramatiques, il faut ajouter celle des documentaires dont l'impact social est indéniable et dont leurs auteurs questionnent la communauté dont ils sont issus. Il suffit de se remémorer les répercussions sociales de l' Erreur Boréale ou de Bacon pour s'en convaincre. En refusant l'aide demandée par Radio-Canada, vous mettez en péril sa faculté de poursuivre son rôle de précurseur dans le domaine audiovisuel qui met à la disposition des créateurs, une fenêtre de diffusion qui se démarque des autres. Contrairement à ce qui se fait dans les autres pays auxquels vous prétendez comparer le Canada, vous affaiblissez la chaîne publique nationale à laquelle vous devriez donner les moyens nécessaires pour lui permettre de s'acquitter de son mandat. Même si récemment, nous avons été à plusieurs occasions témoins du manque d'intérêt de votre gouvernement à l'égard de la culture et de ses artisans dont Radio-Canada fait partie, nous aurions espéré de votre part que vous reconnaissiez l'importance de soutenir ce radiodiffuseur. L'attitude de votre gouvernement en matière de culture est choquante et nous considérons comme un devoir de continuer à la dénoncer en toutes occasions. Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de nos sentiments distingués.
c.c. Stephen Harper, Premier Ministre ÉS/os Montréal, le 20 février 2009
LES BOURSES SCAM La SCAM , société de gestion collective qui défend le droit d'auteur et soutient le travail des auteurs reconduit, en 2009 son programme de bourses à la création. Les Bourses SCAM visent à accompagner et soutenir un auteur à n'importe quelle étape de son projet de création, à la condition que ce projet –non scolaire- corresponde à un des répertoires de la SCAM (télévision, cinéma, radio). Les Bourses sont des aides ponctuelles, des «bougies d'allumage» qui permettent à un projet de franchir une étape particulière (conception, développement, réalisation, recherche de partenariat). Un budget annuel de 9 000 $ est alloué à l'octroi de Bourses (jusqu'à concurrence de 2 000 $ chacune). En 2008, la SCAM a accordé cinq Bourses. Le comité de sélection des projets est composé de trois auteurs dont un membre du Comité des auteurs et de deux membres SCAM . Les projets peuvent être soumis pendant toute l'année civile. Les Bourses sont octroyées dans les semaines suivant la décision, sans appel, du comité de sélection qui se réunit trimestriellement. Tout auteur canadien ou résident canadien reçu domicilié au Canada peut soumettre un projet. Pour tout renseignement complémentaire, consultez le site www.scam.ca - 30 - Source : Élisabeth SCHLITTLER
Madame Par
télécopieur (2 pages)
Madame la Ministre, La SACD-SCAM qui regroupe des auteurs de pièces de théâtre, de documentaires, des chorégraphes, des réalisateurs, des scénaristes, des compositeurs canadiens et étrangers est ulcérée que vous annonciez, de surcroît, en pleine période estivale, la coupure de plusieurs programmes d'aide au secteur culturel. En décidant de mettre un terme à ces programmes, votre Gouvernement met en péril la culture tant au plan national qu'international. En effet, vous semblez oublier ou ignorer que le Canada rayonne à l'étranger principalement par sa culture, avec ses œuvres chorégraphiques, ses pièces de théâtre, ses films, ses émissions de télévision et ses œuvres littéraires. Cette façon de faire n'est pas à l'honneur du Gouvernement du Canada dont le rôle est de soutenir ses auteurs, de leur donner les moyens de s'exprimer, de stimuler leur démarche de création et de les protéger par des lois adéquates. Or, votre Gouvernement tente plutôt de les réduire au silence en leur enlevant les moyens de créer et de contribuer ainsi à l'enrichissement, à l'évolution et à la renommée du Canada. En agissant de la sorte, votre Gouvernement démontre le peu d'importance qu'il accorde à la culture et nous dénoncerons cette attitude méprisante à chaque occasion qui nous sera offerte. Nous vous demandons de rétablir ces programmes et nous vous prions de croire, Madame la Ministre, à l'expression de nos sentiments distingués.
ÉS/os
© SCAM 2004
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